De l’avantage d’un coordinateur dédié
Pour qu’un projet réussisse, on dit toujours qu’il est nécessaire de bien préparer, planifier, mettre en œuvre et de clôturer… Quoi de plus simple lorsqu’en tant que manager, on est responsable d’une équipe, on doit faire remonter l’état d’avancement non pas d’un projet mais d’une multitude, que la conjoncture est moins favorable, que le turnover augmente, que les délais se raccourcissent et que le nombre de partenaires et de fournisseurs sur les projets s’accroissent faisant que son emploi du temps ressemble à celui d’un ministre ! Un manager, au sein d’une entreprise fonctionnant par projet, se doit de déléguer auprès des membres de son équipe un certain nombre de projets. En l’occurrence, il peut déléguer la coordination de projet dans le sens où la coordination implique de créer les conditions optimales de travail et d’échanges entre les individus, les équipes et les entités – les parties prenantes impliquées dans le projet.
Créer les conditions optimales, c’est s’assurer de connecter les parties prenantes ensemble pour les faire travailler ensemble. Le fameux « connect&collaborate »>. La responsabilité du manager d’équipe est de piloter et de diriger (« control&command »). D’où cette fameuse notion de pouvoir qui grève généralement la motivation des collaborateurs car elle peut prendre la place de la vision du projet lui-même.
Or, à chaque projet correspondent une vision globale – émanant de l’entreprise à l’initiative du projet, et des visions particulières (propres à chaque partie prenante). Il convient donc dans un premier temps au manager d’équipe de donner la vision globale et au coordinateur de collecter les visions particulières. Cette étape a l’avantage de confronter les angles de vue et d’assurer l’adhésion des parties prenantes qui ont toutes besoin d’être considérées, rassurées et reconnues. Si le manager s’en charge, il y a fort à parier que les visions particulières rejoignent la vision globale. En soi, cela peut paraitre avantageux puisqu’on perd moins de temps à atteindre son but… Mais combien de désengagements a-t-on suscité ? J’entends de démotivation car d’après un article de Sciences Humaines, la plupart des salariés insatisfaits dans leur travail restent « dedans » « sans faire de vague », en « faisant le minimum ».








